Instrumentation d’anesthesie

Seul le matériel utilisé dans le cadre du cabinet fera l’objet de nos propos.

Ce matériel doit être approprié , très maniable, résistant, stérilisante ou livré stérile. Il comprend les seringues et les aiguilles.

On peut le diviser en :

  • matériel d’anesthésie locale,
  • matériel d’anesthésie régionale.

1 Pour anesthésie locale

Les seringues doivent permettre d’obtenir une assez grande force d’injection.

A. les seringues à carpule

Employées par la quasi totalité des praticiens.

Elles se composent d’un corps métallique cylindrique, stérilisable à la chaleur sèche, comprenant à une extrémité un piston rabattable, à l’autre extrémité un dispositif pour maintenir une aiguille bipointe.

La carpule est un tube de verre qui est introduit dans la seringue dont il constitue le corps d’injection.

Ce tube est fermé à une extrémité par un opercule de caoutchouc siliconé serti par une bague métallique qui est perforé, lors de son introduction, par la pointe interne de l’aiguille bipointe utilisée pour l’injection.

L’autre extrémité du tube est fermé par un bouchon en caoutchouc siliconé sur lequel vient appuyer le piston de la seringue.

Différents types de seringues existent, on peut distinguer :

  • les seringues carpule à charnière,
  • les seringues carpule à introduction latérale,
  • les seringues utilisantt des blocs stériles à usage unique dans lesquels est introduite la carpule.
  • les seringues pour lesquelles la pression est créee par un levier latéral.
Seringue inox auto aspirante Anthogyr

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B. Aiguilles a usage unique

Les aiguilles à usage unique sont destinées à être utilisées avec les seringues à carpules. Elles présentent deux extrémités pointues. une partie perfore le bouchon de la carpule, l’autre reste protégée par un cache. Celui ci reste sur la partie servant à l’injection jusqu’au moment de l’utilisation de la seringue pour conserver une protection contre la contamination.

Elles sont stérilisées par le fabriquant et livrées en boites stériles qu’il convient de refermer après prélèvement d’une aiguille.

Il en existe de différentes tailles en fonction de leur utilisation.

2 Pour anesthésie régionale

A. Seringue classique

Une seringue classique de 5 ml est le plus souvent employée, avec des aguilles pour injection intramusculaire (50/8), c’est à dire 50mm de long et 8/10e de mm de diamètre, particulièrement pour la tronculaire au niveau de l’épine de Spix.

B. Aiguille pour anesthésie régionale

Les aiguilles destinées à l’anesthésie locale, trop fines, risquent de se briser ou de se tordre et ne permettent pas l’aspiration dans de bonne conditions.

Il existe des seringues et des aiguilles de ce type, en emballage stérile et à usage unique qui constituent sans doute le matériel le plus recommandable.

Que répondre au patient mécontent ?

Quand la perte de confiance entre le chirurgien-dentiste et son patient atteint un point de non-retour, le litige se cristallise et peut avoir diverses évolutions. Avant d’en arriver à ce stade, l’insatisfaction du patient est souvent perceptible par le praticien attentif. Il peut y remédier en consacrant temps et moyens pour renouer le dialogue et reconquérir une confiance chancelante. Il peut également, face à des difficultés particulières, proposer au patient de consulter un autre confrère.

Dans d’autres cas, la lettre recommandée surprend le chirurgien-dentiste qui n’avait décelé aucun signe de dégradation dans ses rapports avec son patient. Chaque situation appelle une réponse propre et adaptée.

1. Reprendre le traitement

Quand bien même sa responsabilité ne semble pas mise en cause, le chirurgien-dentiste peut décider de reprendre le traitement. Une telle démarche peut être dictée par le cas d’espèce, comme une prothèse récemment posée et pour laquelle de nombreux rendez-vous de réglage et de retouches n’ont pas apporté l’amélioration espérée. Chaque chirurgien- dentiste apprécie concrètement les avantages et les contraintes d’une réfection de la prothèse afin d’éviter la dégradation, voire la rupture de la relation avec son patient.

Il faut souligner que la reprise d’un traitement par le même chirurgien-dentiste n’est pas remboursée par l’assurance responsabilité professionnelle (RCP) qui n’intervient pas dans ce cas puisque la relation est maintenue entre praticien et patient.

2. Transiger avec le patient

La détérioration de la relation peut amener le chirurgien-dentiste à rechercher une solution amiable et recourir à une transaction. Il s’agit d’un contrat qui, moyennant des concessions réciproques, met un terme au litige et évite le contentieux.

Attention, la transaction doit être rédigée suivant les dispositions du Code civil. Elle doit détailler les faits à l’origine du conflit (les soins litigieux) et l’éventuelle compensation que le chirurgien-dentiste consent. Elle inclut nécessairement une clause interdisant au patient toute nouvelle demande en rapport avec les mêmes soins, sauf aggravation de son état (existence d’un nouveau préjudice, inconnu au moment de la transaction).

Dans la pratique, il est indispensable de s’entourer de conseils et de précautions. Le plus simple est de recourir à sa compagnie d’assurance RCP. Si la transaction intervient sans l’y associer, aucune réclamation n’est possible par la suite auprès de celle-ci.

3. Déclarer le sinistre

Dès qu’un patient formule son mécontentement (griefs, insatisfaction, etc.) par écrit et, à plus forte raison, par une lettre recommandée (ou une plainte auprès du conseil de l’Ordre, une action en justice, etc.), le chirurgien-dentiste doit déclarer « le sinistre » à sa compagnie d’assurance RCP. Celle-ci prend alors la direction du dossier et, après analyse :

  • elle peut considérer que la responsabilité du praticien n’est pas engagée et refuser une transaction,
  • elle peut reconnaître un manquement du chirurgien-dentiste, proposer une transaction et mettre fin au litige,
  • elle peut estimer que l’avis d’un expert est indispensable avant de se prononcer et proposera alors une expertise amiable sauf si le patient a saisi le juge civil qui diligentera une expertise judiciaire.

source : cnsd.fr

Faire payer les patients qui ne viennent pas au RDV ?

En France, près de 28 millions de consultations sont annulées chaque année. Tel sont les résultats d’une étude réalisée en février et mars derniers à l’initiative des professionnels de santé de Franche-Comté. En moyenne, les médecins perdent deux heures par semaine à cause de ces rendez-vous non décommandés, soit entre 6 et 8 consultations. Pour endiguer ce phénomène que rencontre chaque professionnel de santé, le président de la CSMF, a émis une proposition choc : faire payer les consultations annulées par les patients eux-mêmes !

Les chirurgiens-dentistes font le même constat. Les rendez-vous annulés sont légions et les confrères se trouvent bien souvent démunis face à la négligence et au mépris de certains patients. Et le phénomène prend chaque jour un peu plus d’ampleur. Resultat, les chirurgiens-dentistes sont de plus en plus nombreux à souhaiter facturer le rendez-vous dès lors que le patient ne s’est pas présenté et qu’il n’a, de surcroît, pas pris la peine d’annuler le rendez-vous.

Mais que dit la loi ?

Le code de déontologie des chirurgiens-dentistes est très discret sur cette question qui « fâche » ! Seul l’article 33 du code de déontologie apporte des informations sur le montant des honoraires avec le fameux « tact et mesure ». Ainsi rédigé, cet article dispose que le chirurgien-dentiste doit toujours déterminer le montant de ses honoraires avec tact et mesure. (…) Il est par ailleurs libre de donner gratuitement ses soins. Le chirurgien-dentiste n’est jamais en droit de refuser à son patient des explications sur le montant de ses honoraires…

Aucune disposition déontologique ne permet d’indemniser le praticien en cas d’annulation du rendez-vous. Reste que, dans la pratique, il n’est pas rare que certains cabinets dentaire signalent, au moyen d’un affichage en salle d’attente, que tout rendez-vous non décommandé plus de 24 ou 48 heures avant l’heure sera facturé.

Autre astuce trouvée par les confrères, le chèque de caution qui oblige à rendre les patients beaucoup plus ponctuels. Mais ces pratiques ne sont pas sans danger pour le praticien. Car la seule affichette d’information dans le cabinet ne suffit pas à garantir le pratien contre tout recours du patient. Il faut que le praticien fasse signer un véritable contrat avec son patient l’informant des éventuelles pénalités ou indemnisations auxquelles il pourrait peut être soumis au cas où il ne se présenterait pas à son rendez-vous. Autre détail, évident, l’impossibilité juridique de réaliser une feuille de soint Sécu pour un acte ou un rendez-vous qui n’a pas été honoré. Le praticien tenté de s’engager sur ce terrain s’exposerait à des poursuites des Caisses d’assurance maladie et à un contrôle d’activité.

source : http://www.cnsd.fr

Accident du travail

Tout accident survenu au temps et au lieu du travail est présumé être un accident du travail.
Le salarié est considéré comme se trouvant au temps et au lieu de son travail lorsqu’il est placé sous la subordination de son employeur, c’est-à-dire soumis à son autorité.

Le salarié est tenu de prévenir l’employeur de l’accident dans les 24 heures. L’action est prescrite après 2 ans.

Procédures à respecter

1 / Appliquer le protocole d’urgence en cas de coupure, piqûre (AES).

2 / Adresser le salarié aux urgences ou au médecin (frais à la charge de l’employeur).
Le médecin (librement choisi par la victime) établit un certificat médical en 2 exemplaires qui mentionne l’état de la victime, les suites probables de l’accident et la durée prévisible de l’incapacité temporaire.

3 / Etablir une déclaration d’accident téléchargeable sur net-entreprises.fr conserver le volet 4, adresser par lettre recommandée avec accusé de réception dans les 48 H (sans compter le dimanche et jours fériés) les volets 1, 2, 3 à la CPAM. La CPAM préviendra l’inspecteur du travail.

4 / Remplir le registre des accidents bénins si besoin.
5 / Etablir une déclaration d’accident du travail à l’assurance responsabilité civile professionnelle.

Arrêt de travail

  • Il existe des accidents du travail sans arrêt de travail.
  • Pendant l’arrêt de travail, le contrat de travail est suspendu.

Les indemnités journalières sont versées dès le 1er jour jusqu’à la guérison complète, l’attribution d’une rente d’incapacité permanente ou le décès.
La journée de travail au cours de laquelle s’est produit l’accident est rémunérée normalement.

Fin de l’arrêt de travail : visite d’aptitude auprès du service de santé au travail

• Le médecin du travail déclare le salarié apte à son poste, il retrouve son emploi au sein du cabinet ou un emploi équivalent assorti d’une rémunération au moins équivalente.

• Le médecin du travail déclare le salarié inapte à son poste, il rédige une déclaration d’inaptitude.

Obligations de l’employeur :

chercher toute possibilité de reclassement y compris avec l’aide du médecin du travail, si impossibilité de reclassement, procéder au licenciement pour inaptitude dans le mois qui suit la déclaration d’inaptitude sinon reprise du versement du salaire.

Sécurité incendie cabinet dentaire

Un cabinet dentaire est un établissement recevant du public (ERP) de type U

(établissement de soins sans hébergement de 5e catégorie pouvant recevoir moins de 100 personnes) – (Arrêté du 25/06/1980)

Chaque cabinet doit être doté de :

Une notice de sécurité

  • Elle accompagne la demande de permis de construire ou l’autorisation de travaux faite à la mairie.

Deux extincteurs dont :

  • un extincteur à eau pulvérisée par tranche de 300 m2 de plancher avec un minimum d’un appareil par étage (6 litres au minimum).
  • un extincteur type CO2 ou dioxyde de carbone de 2 kg pour les feux d’origine électrique (armoire électrique, ensemble de matériel informatique, machinerie d’ascenseur, compresseur, moteur électrique etc…) placé dans un rayon au plus de 5 mètres du danger ou au moins un par étage.

Ces extincteurs doivent :

  • être signalés par des pictogrammes,
  • être facilement accessibles au public,
  • subir un contrôle annuel par un organisme agréé dont le résultat doit être reporté sur le registre de sécurité.

Un registre de sécurité

Il comprend la liste des extincteurs et leurs dates de vérification (annuelles).

Un système d’alarme

dont l’efficacité et l’entretien sont laissés à l’initiative du chef d’établissement. En bon état de fonctionnement

Des consignes de sécurité

Elles doivent être affichées, visibles et indiquer :

  • le numéro d’appel des sapeurs-pompiers (18)
  • l’adresse du centre de secours de premier appel : variable selon les départements
  • les dispositions immédiates à prendre en cas de sinistre.

Un plan d’évacuation avec consignes de sécurité

Un par niveau desservi par une cage d’escalier. Il doit indiquer à la fois les itinéraires d’évacuation vers l’extérieur, les robinets de coupure du gaz, de l’eau et de l’électricité, l’emplacement des extincteurs préalablement identifiés par des pictogrammes

Une signalisation de sécurité apposée sur les portes

“sortie” – “sans issue” – “flèche”

cnsd.fr